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Pourquoi nous avons cessé de parler de bien-être

7 février 20263 min de lecture

Ce qu'une promesse de détente ne réglera jamais chez un·e professionnel·le de santé, et ce que nous avons décidé d'en faire.

Pendant des années, l'accompagnement des professionnel·les qui s'épuisent s'est organisé autour d'une promesse : vous aider à vous sentir mieux.

Cette promesse est sincère. Elle est aussi insuffisante, et nous avons fini par admettre qu'elle nous conduisait à traiter le mauvais problème.

Ce que nous avons constaté

En échangeant avec plus de deux cent cinquante libéraux·les de santé, un schéma est revenu avec une régularité troublante.

Ces personnes n'avaient pas de problème d'humeur. Elles avaient des journées structurées de telle sorte qu'aucune humeur n'aurait pu tenir. Toutes les décisions remontaient à la même personne. Aucune information n'était écrite. Aucun moment n'était protégé. Aucune limite n'était posée nulle part.

Dans ces conditions, apprendre à mieux respirer ne change rien de durable. Ça permet de tenir un peu plus longtemps dans un système qui continue de fuir.

Aider quelqu'un à mieux supporter une situation intenable, c'est prolonger l'intenable.

Le glissement de vocabulaire

Le mot bien-être pose un autre problème : il déplace la responsabilité.

Si le sujet est votre bien-être, alors le problème est en vous, et la solution aussi. Vous devriez mieux gérer, mieux relativiser, mieux vous préserver. Quand ça échoue, vous en concluez que vous n'êtes pas assez solide.

C'est faux dans l'immense majorité des cas. Ce qui échoue, ce n'est pas votre solidité. C'est une organisation qui n'a jamais été conçue, seulement accumulée.

Ce que nous faisons à la place

Nous mesurons. Quatre choses précises : ce que votre tête continue de porter le soir, les décisions que vous repoussez et ce qu'elles bloquent, l'écart entre ce pour quoi vous vous êtes formé·e et vos journées réelles, ce que vos proches et votre équipe encaissent sans le dire.

Puis nous corrigeons à la source. Pas les symptômes : ce qui les produit.

Puis nous re-mesurons, avec le même instrument, pour que le progrès soit un fait vérifiable et non une impression de fin de séance.

Ce que ça implique

Que nous ne promettons pas de vous faire vous sentir mieux. Nous cherchons à ce que votre situation soit objectivement différente, ce qui produit accessoirement, et durablement, le fait de se sentir mieux.

L'ordre compte. L'inverse ne fonctionne pas.

Ce que ça change pour vous

Vous n'avez plus à vous demander si vous êtes assez fort·e. C'est la mauvaise question, et elle vous a coûté assez cher.

La bonne question est plus simple, et elle a une réponse chiffrée : qu'est-ce qui, dans l'organisation de vos journées, vous coûte le plus, et dans quel ordre faut-il le traiter.

Vous vous êtes reconnu·e en lisant ?

Le diagnostic met un chiffre là où vous n'aviez qu'une impression. Douze minutes, et vous savez ce qui vous vide, où vous en êtes par rapport aux autres de votre métier, et par quoi commencer.

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