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Ce que la tension permanente coûte à votre structure

12 janvier 20263 min de lecture

Vous cherchez des économies dans vos postes de dépense. Le poste le plus coûteux ne figure sur aucune ligne.

Vous surveillez vos charges. Vous négociez vos fournisseurs. Vous savez à l'euro près ce que coûte une heure d'ouverture supplémentaire.

Il existe un poste que vous n'avez jamais chiffré, et qui pèse probablement plus que tous les autres réunis : ce que vous coûte le fait de fonctionner en permanence sans marge.

Quatre lignes invisibles

Les décisions prises dans le mauvais état. Un recrutement bâclé parce qu'il fallait quelqu'un pour lundi. Un contrat signé pour ne plus y penser. Un investissement validé un vendredi soir. Chacune de ces décisions se paie sur douze à trente-six mois. Comptez-en deux par an, à quelques milliers d'euros chacune.

Les décisions non prises. Souvent plus lourdes. Le problème d'équipe qu'on laisse s'installer, la réorganisation repoussée, l'investissement nécessaire différé faute de disponibilité mentale pour y réfléchir sérieusement.

Le renouvellement du personnel. Une équipe change moins quand le climat est stable. Chaque départ, c'est un recrutement, une formation, une période de moindre qualité, et de l'usure supplémentaire pour ceux qui restent.

Le temps de reprise après incident. Une contrariété en matinée, et combien d'heures avant de retrouver votre efficacité normale ? Une à trois, honnêtement. Multipliez par le nombre d'incidents dans une année.

Ces quatre lignes n'apparaissent nulle part. Elles se paient quand même, tous les mois, sans facture.

Pourquoi personne ne les compte

Parce qu'elles ne ressemblent pas à des coûts. Elles ressemblent à la vie normale d'une structure.

Un mauvais recrutement, c'est de la malchance. Un départ, c'est le marché. Une décision reportée, c'est de la prudence. Chaque événement pris isolément a une explication acceptable. C'est leur récurrence qui trahit une cause commune, et cette cause est votre capacité disponible au moment de décider.

L'ordre de grandeur

Faites l'exercice honnêtement, sur les douze derniers mois. Combien de décisions regrettées ? Combien de temps perdu à réparer ? Combien de départs ? Combien d'opportunités que vous n'avez pas eu la disponibilité d'examiner ?

La plupart des libéraux·les qui font ce calcul arrivent à un montant qui dépasse largement ce qu'ils économisent en négociant leurs charges.

Ce que ça change dans la façon de voir

Traiter votre propre capacité comme un poste stratégique n'est pas du confort personnel. C'est de la gestion.

Vous n'accepteriez pas qu'un équipement essentiel de votre structure fonctionne en permanence à la limite sans entretien. Vous le faites pourtant avec la ressource dont dépendent toutes vos décisions.

La différence, c'est que l'équipement tombe en panne visiblement. Vous, vous compensez. Jusqu'au jour où vous ne compensez plus, et ce jour-là coûte infiniment plus cher que l'entretien.

Vous vous êtes reconnu·e en lisant ?

Le diagnostic met un chiffre là où vous n'aviez qu'une impression. Douze minutes, et vous savez ce qui vous vide, où vous en êtes par rapport aux autres de votre métier, et par quoi commencer.

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